Pour agrandir les plantations théicoles, Office du Thé du Burundi (OTB) rase le parc de Kibira. Il utilise les arbres dans l’assèchement des feuilles théicoles. Ces dix dernières années, Kibira a perdu environ 12.000 ha.
Les cultures théicoles dans le parc empêchent la faune (chimpanzés) de communiquer, restreignent leur reproduction (augmentation) et dévorent leur habitat. Les plantations agricoles diminuent le phénomène d’infiltration et favorise le ruissellement.
Ce phénomène couplé des changements climatiques diminuent les eaux de recharges de nappe phréatique burundaise. Le réchauffement climatique accélère l’évaporation et l’évapotranspiration des lacs et des cours d’eau. Or, kibira constitue le principal château d’eau pour les deux bassins versants du Burundi. En conséquence, les bassins d’eaux s’assèchent : les sources d’eaux tarissent, le niveau des rivières et des lacs baisse. L’eau potable est insuffisante dans la plaine de l’Imbo. Sa qualité est détériorée. Les maladies hydriques et les maladies à vecteurs prolifèrent. La population parcourt de longs kilomètres à la recherche d’eau potable.